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Assurance chantier dommages-ouvrage : ce qu'il faut savoir

La dommages-ouvrage (DO) est souvent négligée par les particuliers, mais elle peut vous sauver en cas de sinistre grave. Voici quand elle est obligatoire, ce qu'elle couvre et combien elle coûte.

Est-elle obligatoire ?

La loi Spinetta de 1978 impose la souscription d'une assurance dommages-ouvrage à tout maître d'ouvrage (donc vous, en tant que particulier) avant l'ouverture d'un chantier de construction ou de rénovation importante.

En pratique, elle est fortement recommandée pour toute rénovation > 50 000 € touchant au gros œuvre. Pour des travaux légers (peinture, parquet), elle n'est pas nécessaire.

Ce que couvre la dommages-ouvrage

Coût et souscription

La prime de dommages-ouvrage représente généralement 1 à 3 % du coût total des travaux, soit 1 500 à 3 000 € pour un chantier de 100 000 €. Elle se souscrit avant le début du chantier.

En cas de revente du bien dans les 10 ans suivant les travaux, l'acheteur bénéficiera de la garantie restante — un vrai argument de vente.

Questions fréquentes

Peut-on vendre un bien rénové sans dommages-ouvrage ?
Oui, mais vous devrez en informer l'acheteur. Cela peut faire baisser le prix ou bloquer la vente. Des pénalités peuvent aussi s'appliquer en cas de sinistre ultérieur.
La dommages-ouvrage couvre-t-elle les malfaçons esthétiques ?
Non, elle couvre uniquement les sinistres de nature décennale (solidité, habitabilité). Les défauts esthétiques relèvent du parfait achèvement ou de la biennale.
Où souscrire une assurance dommages-ouvrage ?
Auprès de votre assureur habituel, d'un courtier en assurance construction ou de compagnies spécialisées (Allianz, AXA, SMABTP…).

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