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Acompte artisan : règles et protections

L'acompte est légitime : l'artisan doit commander des matériaux et mobiliser ses équipes. Mais certaines règles s'imposent pour vous protéger en cas de litige ou d'abandon de chantier.

Montant d'acompte : ce que dit la pratique

Il n'existe pas de plafond légal pour l'acompte dans le bâtiment, mais les pratiques usuelles vont de 10 % à 30 % du montant TTC à la commande, en fonction du volume de matériaux à précommander.

Méfiez-vous des artisans demandant 50 % ou plus avant le début des travaux : c'est un signal d'alerte fréquemment associé aux abandons de chantier.

Comment se protéger en cas d'abandon de chantier

Droit de rétractation en cas de démarchage

Si l'artisan vous a démarché à domicile (salon de l'habitat, porte-à-porte, téléphone), vous bénéficiez d'un délai légal de rétractation de 14 jours. Dans ce cas, aucun acompte ne peut être encaissé avant l'expiration de ce délai.

Questions fréquentes

Peut-on refuser de verser un acompte ?
Oui, mais cela peut dissuader les artisans de s'engager. Un acompte raisonnable (10-20 %) est souvent nécessaire pour valider la commande des matériaux.
L'acompte est-il remboursable si je change d'avis ?
Non, sauf si vous avez bénéficié du droit de rétractation (démarchage) ou si l'artisan n'honore pas ses engagements.
Que faire si l'artisan abandonne le chantier après avoir touché l'acompte ?
Mettez-le en demeure par LRAR, puis saisissez le tribunal judiciaire ou votre assurance protection juridique. Conservez toutes les preuves de paiement.

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